Les étapes du décapage

Les étapes du décapage

PLU (Plan Local d’Urbanisme), texte de loi ou disposition communale oblige, le ravalement de façade incombe à tous les citoyens. Cette intervention doit avoir lieu toutes les décennies. La bonne réalisation de ces travaux passe par plusieurs phases importantes, dont l’évaluation ou diagnostic par un professionnel, la préparation et le nettoyage de la surface, les corrections diverses, la rénovation du support et la finition. Ainsi, les différentes étapes pour ravaler sa façade incluent le décapage, qui peut être nécessaire pendant la phase de nettoyage.

Indispensabilité du décapage

Se passer de cette étape est possible selon l’état et les caractéristiques du mur. Techniquement parlant, le décapage devient indispensable lors du nettoyage de la façade lorsque cette dernière n’est pas poreuse ou recouverte de vernis ou d’enduit organique. Le décapage peut s’avérer utile également lors du diagnostic, afin de mieux identifier les anomalies et pour prendre les bonnes mesures de rectification requises. La décision de procéder au décapage revient au maître d’œuvre qui doit être un professionnel ayant du métier et du savoir-faire dans le domaine.

Les étapes proprement dites du décapage

A priori, les usagers doivent savoir que plusieurs techniques de décapage existent (mécanique, thermique ou chimique) et que le procédé choisi dépend de plusieurs paramètres techniques. Dans tous les cas, les incontournables sont :

  • l’époussetage et le brossage du mur ;
  • le nettoyage des résidus ;
  • enlèvement de la peinture, de l’enduit ou du produit appliqué dessus par décapage ;
  • éradication des microorganismes ;
  • réparation.

Décapage chimique

Quel que soit le procédé choisi, il convient toujours de préparer la surface à traiter et de protéger l’environnement par la couverture d’un film en polyéthylène ou d’une bâche. L’utilisation d’un escabeau ou d’un échafaudage est à prévoir selon la hauteur du mur. Les étapes du décapage chimique sont les suivantes :

  • application du produit en couche épaisse (environ 5 mm) sur une surface nette ;
  • temps de pose selon l’indication sur l’emballage du produit ;
  • grattage de la partie ramollie (avec une spatule ou un autre outil) ;
  • ponçage avec une brosse chiendent en cas de résidus.

La toxicité des résidus requiert leur emballage dans des contenants hermétiques avant d’être jetés aux déchetteries. Les outils sont à nettoyer avec du solvant, puis séchés avant d’être rangés.

Décapage thermique

Ce système requiert le recours à un outil adéquat, équipé de buse qui sert à chauffer, voire à brûler, le revêtement qui sera facilement enlevé.

  • Brancher le décapeur thermique au courant électrique.
  • Mettre l’embout de l’appareil sur les zones à traiter, pour les chauffer.
  • Extraire le revêtement brûlé à l’aide d’un outil métallique, comme une spatule par exemple.
  • Poncer pour parfaire l’intervention.

Décapage mécanique

Ce procédé ne requiert aucun produit spécifique, mais nécessite plutôt de la force physique. Il consiste à frotter la surface traitée pour extraire la peinture. L’intervention peut être effectuée avec un abrasif. Cette technique est appropriée aux petites surfaces.

Au vu de la technicité du décapage, tant sur son indispensabilité que sur le procédé choisi, il est préférable de confier cette intervention à un connaisseur bien compétent.

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